Vers un Reste à charge zéro pour les Ehpad ?24/12/2018  



La Mutualité française qui fédère la quasi-totalité des mutuelles en France, qui gèrent plus de 200 établissements d'hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad) veut participer au débat sur la dépendance lancé par le Président de la République. Parmi, ses 20 propositions, la diminution du reste à charge en Ehpad. En France, il se monte à 2 000 euros pour les personnes les plus dépendantes, soit dix fois plus qu'en Suède ou au Danemark. La Mutualité prône une dégressivité des tarifs des Ehpad en fonction du niveau de revenus du résident, grâce à un système de subventions publiques. « Il faut créer un cinquième risque dans notre système de protection sociale », estime M. Lautman, le Président de la Mutualité français, dans le JDD, jugeant que « la solidarité nationale doit être le pivot de cette prise en charge améliorée ».


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Le coût moyen d'une journée de prise en charge en Ehpad peut atteindre 140 €, selon l'étude réalisée par la Caisse nationale de solidarité pour l'autonomie et l'Agence technique de l'information sur l'hospitalisation.

L'aide au titre de l'APA est d'environ 4 400 € par allocataire

1,2 million de personnes percevaient l'allocation personnalisée d'autonomie en 2013, soit 8 % des personnes âgées de 60 ans et plus.

21 000 centenaires en France

Au 1er janvier 2016, 21 000 centenaires vivent en France : c’est près de vingt fois plus qu’en 1970.

Un geste pour les retraités

Comme l'avait fait savoir le secrétaire d'Etat au budget Christian Eckert, le gouvernement est ouvert à un geste envers les retraités modestes.

Un portail sur la dépendance

Le groupe de protection sociale Humanis à lancé il y a quelques moisun le site "Essentiel Autonomie", portail d’informations et de services pour simplifier la vie des personnes en perte d’autonomie, ainsi que celle de leurs familles.

La perte d'autonomie, un sujet clé qui reste tabou

De manière générale, les Français parlent peu des risques auxquels ils pourraient être confrontés, c’est particulièrement vrai pour la perte d’autonomie puisque 65 % n’en ont jamais parlé à leur famille.